Dimanche 13 décembre 2009
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TRADITION DE NOEL EN BRETAGNE D'ANTAN
NOEL EN BRETAGNE
Traditions celtiques ?
Dans le calendrier celtique, qui se compose de 13 mois lunaires, il manque souvent un jour entre le 22 décembre qui termine le mois du sureau et le 24 qui débute celui du bouleau. Ce jour de
fête marque le solstice d’hiver.
Egalement, le 25 décembre, a lieu la fête du dieu solaire Mithra « sol Invictus » (soleil invaincu).
Ce n’est qu’au IVème siècle que l’église institua Noël qui se superposa et remplaça ces fêtes.
La Nativité fut représentée par la crèche et la grotte de Bethléem qui devint lieu de pèlerinage dès le II ème siècle. On a attribué à St François d’Assise l’origine de cette représentation
car il aurait dit une messe de minuit à Greccio, en Italie, devant une étable où hommes et bêtes jouaient les acteurs du miracle de la nuit de Noël.
Les COUTUMES ET LES CROYANCES ANCIENNES SONT NOMBREUSES :

la bûche de Noël, « Kef Nedeleg » était une Bûche énorme (pouvant éventuellement servir plusieurs années de suite !), provenant d’un hêtre, d’un chêne, d’un ormeau ou d’un arbre fruitier.
Elle était aspergée d’eau et de sel avant de la brûler. A la fin de la veillée, soit on l’éteignait pour la conserver jusqu’à l’année suivante soit on s’assurait de sa combustion totale. Les
cendres recuellies n’avaient-elles pas des vertus médicinales ?
Point de sapin mais peut-ëtre la aussi une tradition celtique puisque les Celtes dédiaient cet arbre au jour de renaissance du soleil et l’appelaient « l’arbre de l’enfantement »
Les miracles de cette nuit magique ont lieu pendant que sonnent les douze coups de minuit : - Alors, on entend le son des cloches des villes englouties et l’on peut voir des menhirs qui
sortent de terre pour aller boire à la source puis s’en reviennent après les 12 coups de minuit sonnés !. Ils ont laissé à découvert tout un trésor caché par leur poids mais il faut se hâter pour
s’en saisir avant leur retour !

C’est une nuit de privilèges où aucun esprit malfaisant ne peut surgir, nul maléfice, nulle sorcière ne peut agir .
Certaines personnes, restées à la maison pendant la messe, disposaient des couronnes de paille dans les champs autour des pommiers pour assurer une belle récolte. On ne touchait jamais au gui,
réputé magique et sacré !

Autrefois, les petits « Noëlloux » scandaient de porte en porte le même refrain : « Chantons Noël pour une pomme, pour une poire, pour un petit coup de cidre à boire » et leur chant était
récompensé par quelques sous ou par des friandises (comme le caramolet, sucre caramélisé) que l’on vendait dans les épiceries de la rue Saint-Malo à Rennes, enveloppé dans du papier journal.
On était pauvres en Bretagne et les sabots, déposés au pied de l’âtre, ne recevaient souvent que des pommes rouges bien frottées, appelées « pommes du paradis » ou une orange devenue « pomme
d’orange ».
UN PEU DE VOCABULAIRE
Le Père Noël peut s’appeler de différentes manières, traditionelement on disait "Mabig Jezuz" (le petit Jésus). Les appellations les plus courantes sont "Tad Kozh ar Pellgent" (Grand père de
l’aurore) et "Tad Kozh an Nedeleg" (Grand père de Noël).
Certains utilisent l’appellation "Tad Nedeleg" qui est une traduction mot à mot de "Père Noël" mais qui n’a jamais été employée par les Bretonnants. »
Le Réveillon de Noël s’appelle "Ar Fiskoan", mot composé de "Fest" (fête) et de "Koan" repas du soir).
» La Messe de Minuit se dit "Oferenn ar Pellgent" »
La buche de Noël, celle qui se met dans l’âtre (an oaled), peut s’appeler de différente manières : - An etev Nedeleg - Kef an Nedeleg - Tos an Nedeleg - Skod an Nedeleg
Source Kevrenn La Rochelle
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