Samedi 20 mars 2010 6 20 /03 /2010 08:40
Il s'en passe des choses aujourd'hui !
http://www.20mars.francophonie.org/IMG/ruboff54.gif
Le 20 mars 2010, l’Organisation internationale de la Francophonie fêtera ses 40 ans, sous le signe de "La diversité au service de la paix" et de la solidarité avec le peuple haïtien.

 Ce 40e anniversaire sera célébré par un programme pluriel qui sera marqué par la réception le 20 mars à l’Elysée, à l’invitation du Président de la République française, du Secrétaire général de la Francophonie et des représentants de la communauté francophone à Paris, et par une cérémonie le 19 mars dans les salons de l’Hôtel de ville à Paris.

 Il se prolongera jusqu’à la tenue du XIIIe Sommet de la Francophonie à Montreux (Suisse) du 22 au 24 octobre 2010.

 Ce programme sera enrichi de tous les événements que vous organiserez, vous francophones de tous les continents, car comme le dit Abdou Diouf dans le message qu’il vous adresse "si la Francophonie a pu résister à l’épreuve du temps, si elle a su se régénérer et se réformer tout en restant elle-même, c’est grâce à l’engagement militant de toutes celles et de tous ceux qui l’ont fidèlement servie et promue, tout au long de ces quarante ans, mais c’est aussi grâce à la langue et aux valeurs qui nous fédèrent".
Ce site est le vôtre. Faites connaître vos événements et profitez des ressources et des contacts qu’il offre.

 Bon anniversaire à toutes et à tous !

http://www.20mars.francophonie.org/

http://qatarfrancophonie.free.fr/photos/cartfranc2.jpg
Par annieL - Publié dans : au fil des jours et des saisons - Communauté : Le champ du monde
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Samedi 20 mars 2010 6 20 /03 /2010 08:17
je viens d'entendre ca la radio, et il fallait quand meme le noter car maintenant c'est la journée du tout et du rien, enfin c'est quand meme bon les macarons ! Et puis, c'est pour la bonne cause !
http://www.bladi.net/forum/attachments/5345d1204714070-journee-macaron-20-mars

e Samedi 20 mars, fetons le macaron !

 Voici cinq années déjà que l'arrivée du printemps est célébrée par le "Jour du Macaron".

 Dans les boutiques Pierre Hermé Paris et chez de nombreux pâtissiers Relais Desserts, c'est l'occasion de déguster ces délicieuses pâtisseries rondes, moelleuses et croquantes, tout à la fois !

 En France, mais aussi en Belgique, en Suisse, au Luxembourg et aux Pays-Bas, mais aussi aux Etats-unis et Japon, découvrez une palette infinie de saveurs sucrées et salées (retrouvez toutes nos adresses ici).

 Et pour joindre l'agréable à l'utile, Pierre Hermé Paris et Relais Desserts se mobilisent en faveur des maladies rares :
 cette année, deux structures oeuvrant pour cette cause seront bénéficiaires de l'opération.


 Il s'agit de l'Alliance des Maladies Rares et de l'association "Autour des Williams". Une raison supplémentaire pour tous les gourmands de succomber à la tentation du macaron ...

 Réalisation Actual Consultants Fontainebleau - © Photos : Pierre Hermé Paris - Relais Desserts/Laurent Fau menu

http://www.jourdumacaron.com/images/frise.jpg

La fête du macaron propose de faire déguster des macarons salés-sucrés à ceux qui se déplaceront en boutique où sera mis en vente un macaron rouge (référence au nez rouge) à 1€ au profit de la Fédération des Maladies Orphelines.

 A Paris, Pierre Hermé dédicacera des boîtes "collectors" de 35 macarons aux variétés retraçant 20 ans de ses créations au Drugstore Publicis (Avenue des Champs-Elysées, Paris 8) de 11h à 14h (à la librairie).
Par annieL - Publié dans : au fil des jours et des saisons - Communauté : FEMMES
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Samedi 20 mars 2010 6 20 /03 /2010 08:10
LE PRINTEMPS

Ceete année, il est un phttp://jackeson.j.a.pic.centerblog.net/10gthsul.gifeu longuet à venir ! car meme s'il fait un peu meilleur, les températures ne sont pas bien élevées !

En tout cas, chez moi, ce n'est pas vraiment le Printemps, "Il bruine" comme on dit en bretagne, une sorte d'humidité qui vous tombe dessus, c'est bizarre ce temps ! on se croirait en Bretagne !

. Le printemps (du latin primus, premier, et tempus, temps, cette saison marquant autrefois le début de l'année) est l'une des quatre saisons des zones tempérées, précédant l'été et suivant l'hiver.

 Elle se caractérise par un radoucissement du temps, la fonte des neiges, le bourgeonnement et la floraison des plantes, le réveil des animaux hibernants et le retour de certains animaux migrateurs.

 Du point de vue astronomique, l'équinoxe de printemps (vers le 21 mars dans l'hémisphère nord et vers le 22 septembre dans l'hémisphère sud) devrait marquer le milieu du printemps (si l'on se fonde sur l'angle du soleil et l'insolation). De même, le solstice d'été (vers le 21 juin dans l'hémisphère nord et vers le 21 décembre dans l'hémisphère sud, c'est à dire le moment ou le soleil est au plus haut) le milieu de l'été.

 Mais les températures journalières n'augmentent de façon marquée que plusieurs semaines après le 7 février (début astronomique théorique du printemps), car la terre et la mer mettent un certain temps à se réchauffer.

 Par conséquent, en météorologie, le printemps commence conventionnellement le 1er mars dans l'hémisphère nord et le 1er septembre dans l'hémisphère sud. Dans le calendrier civil occidental, le printemps commence conventionnellement avec l'équinoxe.

http://thm-a04.yimg.com/nimage/489c09235ce4a510  http://t0.gstatic.com/images?q=tbn:iFQ48DGkqIMogM:http://www.leblogjardin.com/images/camelia_fleur_double.jpg http://t3.gstatic.com/images?q=tbn:JjKnCaQBYbFFiM:http://2beeherenowcom.files.wordpress.com/2007/12/camelias.jpg
http://www.dreamgardens.ro/poze/forsythia/poze-forsythia.jpg http://t3.gstatic.com/images?q=tbn:hnkHsuhhfqEWCM:http://www.pbs.org/wgbh/victorygarden/images/bestbets/rhododendrons/rhododendrons_1_lg.jpg

Selon la durée et la rigueur des hivers dans les différents pays tempérés, on assiste (de mi-mars à fin avril et même en mai dans les pays à hiver rigoureux comme au Canada) à un réveil de la nature.

 Les arbres, dépouillés de leurs feuilles au cours de l'automne, revivent sous l'effet des températures clémentes, des pluies fréquentes et du soleil un peu plus présent que durant la mauvaise saison.

 La sève descendue dans le tronc des arbres remonte, les bourgeons, restés fermés durant tout l'hiver, s'ouvrent et de nouvelles feuilles d'un vert tendre font leur apparition, grandissent et s'élargissent jusqu'à atteindre leur taille normale selon l'espèce. Elles garderont cette taille mais seront d'un vert plus foncé durant l'été.

 C'est le moment ou les oiseaux migrateurs reviennent et où ceux qui hivernaient se réveillent.

Certains arbres fruitiers (pommiers, cerisiers...) signalent leur activité en premier lieu par l'apparition de fleurs (blanches, roses, mauves...) puis ces fleurs tombent ou sont emportées par le vent pour laisser place à de jeunes feuilles.
http://nicole.fond-ecran-image.com/blog-photo/files/2009/04/pechers-8.jpg http://tadine.ca/casse_tete/ct2/ct2_20t.jpg
 Les prairies et les champs sont souvent recouverts de fleurs et d'une herbe jeune et neuve, un plaisir pour le bétail libéré de son régime au foin durant l'hiver.

 LE PRINTEMPS DANS LES ARTS http://www.coupecouture.fr/images/Arcimboldo-printemps.jpg

  Dans la Rome antique, la déesse Flore personnifiait le printemps. Cette vision poétique des choses fut remise en honneur à la Renaissance dans tous les domaines artistiques : en poésie, en peinture (la célèbre Allégorie du Printemps de Botticelli), en sculpture (bas-relief le Printemps de Bouchardon) et en musique (Le Printemps dans les Quatre Saisons de Vivaldi). I

AU PRINTEMPS LE RETOUR DES ALLERGIES !


http://t0.gstatic.com/images?q=tbn:MWqAS4qBKJkSOM:http://jackb.blog.lemonde.fr/files/2007/01/rhume-2.JPG

 Bien sûr, la rhinite allergique est donc très liée aux saisons.
 La "période" la plus sensible est d'avril à juillet pour les graminées, avec des zones plus précises en fonction de la région : Dès mars dans le Sud de la France ; D'avril à juin dans le Centre ; De mai à juin dans le Nord.

 Mais aujourd'hui avec le réchauffement climatique, la saison pollinique s'étend. De plus, en dehors des graminées, les pollens des arbres apparaissent eux encore plus tôt : février ou mars par exemple pour le noisetier ou le bouleau. Les cyprès peuvent parfois débuter en décembre ! Et pour les herbacées, le pic est généralement en août.

 A noter également, en montagne, les saisons polliniques ont en général un petit décalage :
 un mois plus tard qu'en plaine. Enfin, il peut y avoir un deuxième pic de pollens de graminées en septembre.
 Et il ne faut pas oublier d'autres cycles qui peuvent influer sur les allergies. Ainsi les acariens on un pic de reproduction à l'automne et au printemps.
 Les moisissures elles seraient plus importantes en été, avec souvent un pic en septembre.
http://www.joliecarte.com/images/carte/printemps/c-est-le-printemps.jpg


LE PRINTEMPS DE BOURGES

Festival de musique en France depuis 1977, il se déroule chaque mois d'avril à BOURGES (Cher)

http://pfastatt.typepad.com/unjour/images/2007/03/19/printemps.jpg
Par annieL - Publié dans : au fil des jours et des saisons - Communauté : Un petit coin de France
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Vendredi 19 mars 2010 5 19 /03 /2010 07:45
Les beaux jours arrivant, j'ai pensé aux barbecue de l'été et je suis allée acheter quelques herbes aromatiques dites "herbes de provence" et je vais commencer la série aujourd'hui par le THYM celle que l'on utilsie le plsu dans la cuisine et les grillades d'été.
http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/3/36/Herbesdeprovence.jpg/290px-Herbesdeprovence.jp
HERBES DE PROVENCE

 Un article de Wikipédia.
 Les herbes de Provence sont un ensemble de plantes aromatiques fraîches ou séchées originaires des régions méditerranéennes et historiquement de Provence.

]. Il faut savoir que l'appelation "Herbes de Provence" est un terme générique et que 95% des mélanges dits Herbes de Provence proviennent des pays de l'est (Pologne et Albanie en tête), du Magrheb ou de Chine.

 Ce terme regroupe différentes variétés de plantes comme le thym, le serpolet, la marjolaine, l'origan, le romarin, le basilic, le cerfeuil, l'estragon, la livèche, la sarriette, la sauge, le laurier sauce et le fenouil.

Une partie de ces plantes entre dans la composition du bouquet garni.
http://4.bp.blogspot.com/_B_J6nFxuuDI/SAZsNr3huLI/AAAAAAAAAyk/FIFnTnrYHec/s400/bouquet+garni.jpg
 Ces plantes ont pendant longtemps fait uniquement l'objet d'une cueillette à l'état sauvage. Cette pratique est devenue caduque et elles sont aujourd'hui de plus en plus cultivées. À côté d'une production de type familial, herbes poussant dans le jardin ou en pots sur les balcons, cette production organisée représente la moitié du marché.
 Leur négoce est le fait de sociétés marseillaises qui approvsionnent les usines de conditionnement et de distribution comme Ducros, Gyma ou le dijonnais Amora (regroupée avec Maille puis achetée par Unilever).

 Deux groupements de producteurs se sont constitués dans la région Provence-Alpes-Côte d'Azur.
 La totalité de la récolte régionale, essentiellement concentrée en haute Provence, est absorbée par les usines de transformation qui commercialisent les herbes soit séchées soit congelées sous vide.

 Il n'existe aucun chiffre pour la commercialisation de ces herbes fraîches mais leur présence massive sur les marchés provençaux, comtadins et niçois a assuré la réputation de ceux-ci.

 USAGE CULINAIRE

 Les herbes de Provence accompagnent grillades, sauces, ragoûts, rôtis, poissons, pâtes et plats à base de tomates.

                                                                              LE THYM
http://www.mur-paien.fr/images/botanique/thym.jpg
 Thymus est un genre de plantes (couramment appelées thym) de la famille des Lamiacées.
 Ce genre comporte plus de 300 espèces. Ce sont des plantes rampantes ou en coussinet portant de petites fleurs rose pâle ou blanches. Ces plantes sont riches en huiles essentielles et à ce titre font partie des plantes aromatiques. La principale huile essentielle de Thymus vulgaris est un terpénoïde qui lui doit son nom, le thymol, une substance bactéricide. Dans le sud de la France, le thym est aussi fréquemment appelé farigoule (de son nom occitan : farigola).


HISTOIRE :

Thymus signifie «parfumer», à cause de l'odeur agréable que la plante dégage. Les Égyptiens et les Étrusques utilisaient le thym mélangé à d'autres ingrédients pour embaumer leurs morts. Les Grecs en brûlaient devant l'autel de leurs dieux, les places publiques et les riches demeures ; ils en mettaient aussi dans leurs plats ; le thym était aussi utilisé à profusion comme parfum stimulant qu'ils versaient dans leur bain ou dont ils s'oignaient le corps.
 La légende veut que le thym soit né des larmes de la belle Hélène.
 Les Romains en faisaient de nombreuses sortes de cosmétiques. Ce symbole de courage se perpétue en Europe du Nord jusqu'au temps des Croisades.
 Les demoiselles brodaient des abeilles voletant près d'une branche de thym sur les écharpes qu'elles offraient à leur chevalier qui partait trop loin de leur cœur au pays des barbares.

UTILISATIONS :http://photo.ortho.free.fr/reunion/photos/thym.jpg

] * Le thym est utilisé comme aromate en cuisine et comme plante médicinale, dans les tisanes ou même dans les bonbons (Ricola par exemple).

 * En tisane, il sert à soigner les infections respiratoires.
 Une tisane de thym est également efficace pour drainer le foie, ce qui fait qu'il est recommandé par la naturopathie pour les personnes subissant une chimiothérapie, traitement très destructeur pour le foie.

 * C'est aussi un excellent calmant pour les nerfs.

 CULINAIRE :http://blogs-livres.com/veronique-cauvin/wp-content/blogs.dir/6/files//vongole-au-thym.jpg

 Le thym est une plante condimentaire très utilisée en particulier dans la cuisine provençale.
 Avec le laurier et le persil, il fait partie du bouquet garni qui relève de nombreuses recettes de viande en sauce.

Il se révèle étonnant dans les salades.
Employer le thym ordinaire ou mieux encore, le "Thym citron", qui gagne à etre utilisé frais. Prenez en deux brins et truturez les au mortier, o uencore avec une cuillère à soupe dans le fond du saladier. Ajoutez aussitot les ingrédients de la vinaigrette. Vous pouvez également l'ajouter écrasé, sur le dessus de la salade.

Evitez d'utiliser des tiges entières : mieux vaut toujours effeuiller le thym.

CULTURE :
le thym exige une terre très bien drainée et le plein soleil. En terre fraiche, il devient amer et sans finesse.


 PROPRIETES MEDICINALES :          http://www.eco-sapiens.com/images/produits_big/Graine-de-bonne-sante/63693.jpg

 Le thym est antiseptique et il a des propriétés antivirales. Il est aussi stomachique, expectorant et antispasmodique.
 En aromate ou en infusion, c'est un désinfectant des voies digestives souvent utilisé en association avec le romarin et la sauge.
 Le thym soulage les digestions difficiles.
 L'infusion de thym peut s'utiliser en bain de bouche en cas d'inflammation des gencives et en gargarisme en cas d'irritation de la gorge ou d'angine.
 Mais surtout le thym ou des préparations contenant du thym s'utilisent en fumigation pour traiter les rhinites et les sinusites. Le thym aussi est utilisé pour son caractère anti-fécondation :
 on infusionne le thym à partir de 21ème jour du regle et à boire jusqu'à l'arrivée de prochaine règle! C'est très efficace mais il faut faire très attention!
 Le thym aussi peut être utilisé pour la maladie du foie.

 LIQUEUR :

 Le thym peut être également utilisé pour fabriquer des liqueurs particulièrement parfumées quand elles sont à base de fleurs ramassées l'été.

http://larodz.perso.libertysurf.fr/images/thym2.jpg

 
Par annieL - Publié dans : les plantes aromatiques - Communauté : Un petit coin de France
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Jeudi 18 mars 2010 4 18 /03 /2010 07:35
http://www.pierreseche.com/images/sigean_cabane_pecheurs.jpg



DOSSIER : CABANES ET CABANIERS DES ETANGS DE CAMARGUE, DU LANGUEDOC ET DU ROUSSILLON

  Présentation du dossier les cabanes du Beauduc Cabanes et cabaniers des étangs du Languedoc les cabanes des pêcheurs du Roussillon

 En Pyrénées-Orientales, dans la plaine côtière du Roussillon, les barracas de senill (terme catalan qui désigne la sagne, le « phragmite commun » qui pousse en abondance au bord des étangs), ont longtemps constitué, pour les pêcheurs qui exerçaient leur métier de manière traditionnelle, entre mer et lagune, à la fois un mode d'habitat et un outil de travail. Isolées ou regroupées en hameaux, ces barracas dont il existe encore quelques exemples, sont les derniers témoins d'un mode de construction qui était répandu sur tout le littoral sablonneux de la côte méditerranéenne.

 
 Etonnamment modernes par leur principe isothermique, leur adaptation au milieu écologique et leur intégration esthétique à leur environnement, les barracas répondaient parfaitement à leur fonction originelle d'habitat-outil de travail, tant les pêcheurs les considéraient comme le prolongement naturel à terre de leurs bateaux
 Un mode d'habitat ancien et saisonnier Les activités halieutiques autour de l'étang de Salses sont attestées depuis le néolithique. L'utilisation du roseau, notamment dans les toitures de l'habitat du pourtour méditerranéen, remonte au moins au Ve siècle avant J-C.

 Les cabanes en roseaux et en joncs n'étaient pas limitées aux Pyrénées-Orientales :
 dès le Moyen-âge et jusqu'au XIX ème siècle, leur présence est largement signalée sur tout le littoral languedocien et catalan.
 Ainsi, près d'Aigues-Mortes, où elles ont toutes disparu aujourd'hui, leur présence est attestée par une description de 1839 et par une gravure dans Les voyages pittoresques et romantiques dans l'ancienne France de C. Nodier, J. Taylor et A. Cailleux.
 Dans les années 1840-1850, il y en avait également non loin de Palavas, à l'embouchure du Lez ;
en témoigne un tableau de Gustave Courbet, Souvenirs de Les Cabanes (1854).

http://www.pierreseche.com/images/fos-sur-mer_st-gervais.jpg


 C'était un type d'habitat généralement saisonnier :
 Les barracas côté mer étaient utilisées pendant l'été, et côté étang, pendant l'hiver.
 Les pêcheurs y passaient la semaine, ne rentrant au village que le dimanche. Aujourd'hui, ils n'y passent plus que la journée, ou les fins de semaine. Quelques uns y rangent encore leur matériel ( trabaques, crocs, filets, voiles de bettes ). Autrefois liée à des pratiques traditionnelles, la barraca est désormais devenue essentiellement un lieu de détente et de convivialité. On y vient surtout le dimanche, en famille ou entre amis, boire un verre de vin ou manger la bulinada , le plat traditionnel à base d'anguilles bouillies.
http://www.pierreseche.com/images/le_barcares_paillottes_1.jpg
 MATERIAUX ET CONSTRUCTIONS

* Les matériaux A l'origine, les barracas étaient auto-construites avec des matériaux tirés du milieu naturel, car cet habitat, par essence précaire, devait être peu coûteux, et les pêcheurs utilisaient ce qu'ils trouvaient sur place, à portée de main.

• Les senills ( arundo phragmite, roseau commun des marais, sagne ) :
 On choisit de préférence des pousses de l'année, qui sont fauchées à la fin de l'été, quand les feuilles sont épaisses. Assemblés en fagots et rapportés en barque à l'endroit de construction, ils mis à sécher pendant plus d'un mois.

 • Les canyas ( arundo donax , canne de Provence,) :
 devant être assez gros et longs, les roseaux sont coupés quand ils ont trois ou quatre ans, de préférence en hiver et à la lune vieille, pour assurer une meilleure conservation et une plus grande longévité.

 Séchage des canyas Fonds Robert Bataille
 • Les matériaux de récupération :
 si les pêcheurs les plus aisés se fournissaient à la coopérative agricole du village en bois de châtaignier imputrescible, on utilisait en général pour la charpente, des vieux mâts de barque catalane, des pièces de quille, des bordés, ou, dans un passé plus récent, des poteaux électriques téléphoniques, ou des traverses de chemin de fer ; les bois flottés ramassés au bord de l'étang, de la mer ou près des embouchures de rivière servaient à l'ossature. Et quand les matériaux naturels se sont raréfiés, carton goudronné, bidons déroulés, la tôle ondulée… leur ont été substitués.
http://www.pierreseche.com/images/le_barcares_la_pinede.jpg
 * LES DIFFERENTS TYPES DE BARRACAS

 Deux types dominent :

 • La barraca ovale à deux absides :
C'est la plus classique. Elle est appelée à coquilla. Son aspect extérieur évoque celui d'une coque de bateau retournée. Témoigne de cette identification à l'embarcation, le vocabulaire emprunté à la charpente maritime qui décrit les éléments la composant, comme par exemple : la carena , poutre de faîtage, reposant sur deux mâts, als puntal , fichés dans le sol (en Catalan, puntal signifie « creux de la coque).



 • La barraca rectangulaire :
 moins aérodynamique que la première, sa coupe verticale ne présente pas la triangulation que constituent les absides. Les petits côtés du rectangle font façades verticales avec pignon. Devant être plus longue, la carena est souvent composée de plusieurs longueurs raboutées et quatre mâts la soutiennent.

 Un troisième type, hybride, ne présentant qu'une seule abside semi-circulaire côté au vent, a existé, mais n'est plus représenté aujourd'hui.

 * Constantes architecturales

 L'emprise au sol de la barraca est délimitée par une rangée de pieux, de 1,70 à 1,80 m de hauteur, appelée la piquetade dont la partie enterrée est goudronnée.
 Deux piquets, plus gros, délimitent l'emplacement de la porte. Le sommet de la piquetade est relié par une ceinture sablière de perches horizontales. Une fois posée la carena et sa charpente, on fixe sur tout l'ensemble un clayonnage horizontal de canyes. La couverture Les senills rassemblés en bottes d'une trentaine de centimètres d'épaisseur sont alors fixés sur le clayonnage.

 Le recouvrement commence toujours par le Nord-Ouest et par le bas afin de protéger la partie sud-est de la barraca plus souvent exposée à la pluie apportée par le vent marin, et d'assurer un meilleur écoulement de l'eau.

 La première rangée de senills est disposée pieds en terre, dans une petite tranchée, les couches suivantes superposées, la tête vers bas. Cette couverture est cousue au clayonnage avec du fil de fer, si possible galvanisé, au moyen d'une longue aiguille de fer ou de tamaris.

Côté extérieur, des faisceaux constitués de trois ou quatre tiges de canyas cerclent horizontalement la couverture de senills. Posée en trois couches successives, cette couverture est refaite tous les trois ou quatre ans. Elle offre d'excellentes qualités isothermiques :
 par temps sec, les roseaux se contractent, assurant ainsi la ventilation de la barraca , et par temps de pluie, ils gonflent, lui offrant ainsi une parfaite étanchéité.

 L'orientation La barraca est toujours orientée comme un bateau au mouillage, dans la direction des deux vents dominants, tramontane et vent marin, diamétralement opposés : W.N.W. / E.S.E.

 Les ouvertures Traditionnellement,
 la seule ouverture est la porte à deux vantaux ménagée sur la façade sud-ouest, mais les barraques rectangulaires sont souvent pourvues, sur leurs petites façades, d'une fenêtre de la dimension d'une caisse d'abricots, garnie d'une moustiquaire et d'un mantelet de sabord.

 L'aménagement intérieur
 L'intérieur de la barraca est généralement divisé en trois pièces séparées par des cloisons transversales faites, souvent, d'un treillage de canyas, de simples rideaux de toile servant de portières.
 La pièce centrale sert de cuisine et pour le stockage alimentaire. A l'origine, un petit foyer était aménagé à même le sol au milieu de la pièce, et la fumée s'échappait par le vantail supérieur de la porte. Après la dernière guerre, des cheminées maçonnées ont été installées contre la cloison nord-ouest.
En règle générale, la pièce sud-est sert de chambre aux parents, et la pièce nord-ouest est réservée aux enfants et aux rangements de matériel.

 L'aménagement des abords
 La barraca s'inscrit en étroite relation avec son environnement :
 • la trinxeille (levée d'algues) : l'orientation NW .SE des barracas et leur forme aérodynamique provoquant un écoulement laminaire des vents le long de la carène, le bas de la structure est parfois protégé par une levée pouvant dépasser un mètre de hauteur. Cette levée est constituée d'une piquetade plantée à environ un mètre des murs et sur laquelle sont entrelacés des branches de tamarins. Le vide est ensuite rempli de sable coquiller mêlé à des algues.
http://www.pierreseche.com/images/habitation_de_pecheurs.jpg
 • le puits :
 situé en général en contrebas de la barraca , il est souvent commun à plusieurs familles. Lorsque l'eau est saumâtre, elle ne sert qu'à la cuisine. L'eau potable est alors apportée du village ou des mas avoisinants, dans des bonbonnes de verre ou des jarres.

 • le répar et l'ombrère :
côté nord-ouest, une haute palissade de canyes ( répar), longue de quatre à cinq pas, est construite perpendiculairement à la barraca pour protéger de la tramontane. Parfois, un toit en auvent ( ombrère ) la complète, qui abrite du soleil.

 • l'estranadou :
 alignements de perches fixées horizontalement sur des piquets et sur lesquels les filets étaient mis à sècher après teinture.

 • l'encanyssat : clôture de joncs cernant l'ensemble de la barraca, ou abritant parfois un petit jardin potager E

 • l'agulha :
petit port artificiel permettant de laisser les bettes à flots, amarrées à l'estacade de l'abri. Un petit débarcadère en planches complétait parfois ces mini installations portuaires, souvent communes à plusieurs barraques.

Certaines espèces végétales sont toujours associées à la barraca :
 l' Arroche ( arns d'Afrique ) qui sert à fixer les levées d'algues autour de la barraca et offre une barrière supplémentaire contre le vent, le tamaris dont le maigre feuillage ménage des zones d'ombre légères et dont le bois sert pour le feu car il brûle sans éclater, et le figuier,, symbole de convivialité et de vie.

http://www.pierreseche.com/images/le_barcares_paillottes_2.jpg

Extrait d'un article copié sur Internet à cette adresse
: http://www.languedoc-roussillon.culture.gouv.fr/fr/0index/01actu/dossier_ethnologie/cabanes/page5.php

rticle rédigé à partir du rapport de Robert Bataille-Barragué : L'habitat en roseau traditionnel – Les barraques de sanills des pêcheurs roussillonnais ) Christian Jacquelin Agnès Rotschi
S'il y avait le moindre problème me le faire savoir, je retirerai cet article immédiatement.

http://www.pierreseche.com/images/canet-plage_traine.jpg

Merci pour ce très bel article qui nous renseigne un peu plus sur la fabrication et l'usage de ces cabanes de pecheurs
Par annieL - Publié dans : Roussillon - Communauté : Un petit coin de France
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